Vous trouverez sur ce blog, au fil des jours et des mois, les oeuvres réalisées par le Maitre Calligraphe Shi Bo, ainsi que les stages qu'il propose, ses livres numérotés et autres parutions, ses commentaires ....... Que la visite vous soit un enrichissement.
L'administratrice : Sérénité'art

lundi 27 mars 2017

MES EXERCICES CALLIGRAPHIQUES - 48 - 49

Photo MSG.

48
Sur ce monde la meilleure limpidité est offerte par la belle orchidée
l’homme de sagesse a un esprit aussi ouvert que l’intérieur du bambou



世間清品至蘭極
賢者虛懷與竹同


49



     Le goût douceâtre vire obligatoirement à l’ amertume
   La laideur parfaitement singulière devient à coup sûr une beauté





甜到過頭尤覺苦
   醜臻怪處必為妍

mercredi 15 mars 2017

PROVERBES 81 à 85

                                                                            81
過河拆橋
guò hé chāi qiáo
 : passer ; traverser
 : la rivière
 : démonter ; détruire
 : le pont
Démolir le pont de la rivière après la traversée ; on presse l’orange et on jette l’écorce

82 -
 海內存知己
天涯若比鄰
hǎi nèi cún zhī jǐ   tiān yá ruò bǐ lín
 : la mer
 : l’intérieur
 : avoir
 : savoir ; connaître
 : soi-même
 : le ciel
 : le rivage ; la borne
 : comme
 : comparer
 : voisin
Malgré la distance qui les sépare, les vrais amis se sentent toujours proches ; un ami de cœur rapproche les pays lointains
Note : Ce proverbe est en fait deux vers du poème suivant de Wang Bo ( 王勃 ), poète de la dynastie des Tang :
Adieu à Du qui part pour ses fonctions à Shu 
La capitale et les palais sont protégés par les trois fiefs de Qin
Le vent et la brume cachent les cinq embarcadères de Shu
Je suis envahi par la mélancolie de notre séparation
Nous, deux fonctionnaires loin de notre terre natale
Les vrais amis, bien que séparés par monts et par vaux
Se sentent toujours proches
Ne nous attardons pas à la croisée des chemins
Ne mouillons pas nos mouchoirs comme les enfants


                                   83 - 害羣之馬
hài qún zhī mǎ 
 : nuire ; porter atteinte à
 : la masse ; un grand nombre de
 : de ; cela
 : le cheval
Mauvais cheval dangereux pour tout le troupeau ; brebis galeuse

                                     84 - 鶴立雞羣
hè lì jī qún 
 : la cigogne
 : debout
 : le poulet ; la poule
 : un grand nombre de
Une cigogne debout au milieu des poules ; un cygne parmi les canards ; d’une remarquable supériorité

                                85 - 狐假虎威
 hú jiǎ hǔ wēi
 : le renard
 : emprunter ; profiter de ; faux
 : le tigre
 : la puissance ; le prestige  
Comme le renard empruntant le prestige du tigre ; c’est l’âne couvert de la peau du lion ; utiliser la puissance d’autrui à des fins personnelles ; rudoyer les gens en profitant de la puissance d’autrui 

Note : Selon l’une des fables de l’Histoire anecdotique des Royaumes Combattants ( (战国策 , 1er siècle av. J.-C .) Un renard vint à être capturé par un  tigre qui s’apprêta à le dévorer. Le rusé compère lui dit alors qu’il était envoyé par l’empereur du Ciel pour être roi chez les animaux et il invita le tigre à le suivre pour faire un tour dans la jungle afin de voir comment les animaux seraient frappés de terreur à sa vue. Le tigre le suivit et effectivement à leur vue, les animaux se hâtèrent de s’enfuir, mais le tigre ignorait que c’était sa puissance qui faisait peur aux animaux.

dimanche 5 mars 2017

A PROPOS DE MON NID RUDIMENTAIRE - 2


....... Mais Liu Yuxi se contentait de son nouveau logement au bord de la rivière Desheng, il écrivit encore joyeusement deux vers sur la porte :

垂柳青青江水邊 
L’eau coule entre les digues verdoyantes sous des saules pleureurs
人在歷陽心在京 
Je vis actuellement à Liyang avec le cœur qui reste dans la capitale impériale

Le préfet était fou de rage et ordonna d’installer ce poète récalcitrant dans une minuscule maison d’une seule pièce située dans un village désert, très loin de la ville.
Optimiste et jovial, Liu Yuxi ne se lamentait pas de son nouveau logement qui ne pouvait recevoir qu’un lit, un tabouret et une petite table. Il exprima sa grandeur d’ âme dans un poème qui est devenu très célèbre : 
« 陋室銘 »  « Inscription à ma maison exiguë » 
Ce premier couplet est considéré par les intellectuels et ermites taoïstes comme principe de conduite et devise de vie. 


山不在高,有仙則名

La montagne, qu’elle soit haute ou pas, est célèbre quand elle est fréquentée par un Immortel
水不在深,有龍則靈
L’eau, qu’elle soit profonde ou pas, est sainte quand elle est habitée par un dragon
Devant l’ouverture d’esprit de Liu Yuxi, je me sens tout petit, j’ai encore beaucoup d’efforts à faire pour suivre son exemple.

dimanche 26 février 2017

A PROPOS DE MON NID RUDIMENTAIRE - I -


Tous ceux qui me fréquentent savent que j’habite un petit studio exigu et vieilli dans le beau quartier de Montparnasse. Depuis plus de quinze ans, je m’y sens bien à l’aise, je le considère intimement dans mon esprit d’ermite solitaire comme mon « nid » douillet et pratique. Je ne sais plus combien de livres et d’œuvres de calligraphie sont nés dans le silence et dans la douceur que m’offre généreusement ce « nid » rudimentaire.
Mais il arrive que de temps en temps l’attitude de certains de mes élèves me gêne pour ne pas dire: me fait  de la peine.
Il y a huit ans, après cinq cours avec moi, une élève refusait de continuer à venir chez moi, uniquement à cause de mon logis « trop petit et trop délabré »  - Sic. Son air hautain  m’a profondément blessé pendant longtemps.
Une autre élève croyait nécessaire de pointer sans cesse du doigt les installations de mon « nid », je sentais bien que le logement l’indisposait. Enfin elle a fini par arrêter ses cours avec moi…
Une autre élève m’a déclaré ceci : « Attirée par votre grande célébrité, je viens chez vous chercher la beauté, mais ici tout est vieilli, aucun confort… » . J’ai stoppé rapidement les cours avec elle .
Toutes ces réactions  provoquent des remous dans mon esprit en me donnant un goût amer car cela me rappelle mes dix années en prison pendant la Révolution culturelle de Mao : sur la mi-pente de la montagne Zhongtiao - province Shanxi - un vieux temple envahi par des araignées et des serpents, sans fenêtres, aux murs à moitié effondrés, où j’ai subi d’innombrables attaques d’insectes et les intempéries sans parler des brutalités infligées allègrement par deux jeunes gardes rouges. Avec cette expérience de vie douloureuse, je me sens bien protégé, bien à l’aise dans mon « nid » actuel, je suis maître de moi, de mon âme et de mon temps : je sens que ce minuscule univers m’appartient entièrement… Que demander de plus !
J’offre à ceux qui ne me comprennent pas ces deux vers qui cristallisent mon état d’esprit :

                 君不見五尺斗室簡與陋


Votre honneur, vous ne comprenez pas ce logis exigu et rudimentaire
君不知古稀幽人安且樂


Votre honneur, vous ne voyez pas que ce vieil ermite s’y sent en sécurité et heureux
L’incompréhension de certains élèves à propos de mon logement me rappelle aussi le célèbre texte du grand poète de la Dynastie des Tang  Liu Yuxi 刘禹锡 ( 772 – 842 ). 
Ce haut fonctionnaire érudit participa à un groupement de grands intellectuels réformistes de la capitale impériale, mais le clan des conservateurs jouissait de l’appui de l’empereur. La tentative des réformistes fut écrasée. Liu Yuxi fut relégué dans le district Hezhou, province de l’Anhui, en tant que conseiller juridique. Le préfet du district lui accorda une maison de trois pièces en périphérie du chef-lieu, au bord d’une rivière. Liu Yuxi ne s’y sentait pas isolé, bien au contraire, il prenait beaucoup de plaisir dans cet isolement. Il apposa deux vers poétiques sur les deux battants de la porte de sa nouvelle maison :

                                                  面對大江觀白帆

Face à ce grand fleuve j’admire des voiles blanches




身在和州思爭辯 
Installé au district Hezhou je pense aux débats politiques.
Mécontent de cette insolence, le préfet ordonna de déménager le conseiller juridique dans une petite maison à deux pièces, encore plus loin de la ville.
                                                                                     (suite dans le prochain post.......)

lundi 20 février 2017

MES EXERCICES CALLIGRAPHIQUES - 46 - 47





46
 Sur une campagne déserte et silencieuse je contemple le paysage extraordinaire
Et puis au retour dans mon pavillon vide je lis oisivement un livre de contes.
荒野靜看奇觀 
空樓閒讀故事







47 -
  Lorsque le sentier dallé est couvert de verdure l’homme s’enivre des bambous

Il cherche le printemps là où rougeoient les cent fleurs.


石徑綠時人醉竹
百華紅處客尋春


samedi 11 février 2017

PROVERBES 76 À 80

 76  孤芳自赏
gū fāng zì shǎng

 : seul ; isolé ; rare
 : le parfum
 : soi-même
 : admirer ; déguster
S’admirer soi-même ; se considérer comme une belle fleur unique de son genre ; se regarder avec complaisance ; n’avoir d’admiration que pour soi-même ; narcissisme

77  故弄玄虚
gù nòng xuán xū
 : la raison ; la cause ; à dessein ; ancien
 : faire ; manipuler
 : noir ; mystérieux
 : vide ; creux

Rendre délibérément mystérieuses les choses simples ; faire tourner le miroir aux alouettes ; avoir recours aux subtilités ; mettre du mystère dans quelque chose.


78  顾此失彼
gù cǐ shī bǐ  
 : regarder ; se préoccuper
 : ceci
 : perdre
 : celà 
Tenir compte d’une chose et perdre de vue l’autre ; saisir une chose et laisser échapper l’autre ; ne pas pouvoir tout faire à la fois ; ne pas pouvoir penser à tout. 

79  挂羊头  卖狗肉
guà yáng tóu   mài gǒu ròu
 : suspendre ; accrocher
 : le mouton
 : la tête
 : vendre
 : le chien
 : la viande
Mettre une tête de mouton comme enseigne pour vendre en réalité de la viande de chien ; vendre du chien pour du mouton ; faire prendre des vessies pour des lanternes  donner le change.


80  光阴似箭  日月如梭
guāng yīn sì jiàn    rì yuè rú suō

 : la lumière
 : sombre
 : comme ; pareil à
 : la flèche
 : le soleil
 : la lune
 : comme ; pareil à
 : la navette
Le temps vole comme une flèche, le soleil et la lune passent aussi vite que la navette ; le temps passe (fuit) comme une flèche (un trait) ; comme le temps passe vite.

dimanche 29 janvier 2017

LE FROID : DEUX POÈMES

 Ces derniers temps la nature  a été plongée dans un froid  vigoureux qui semblait geler l'air et la terre. Cela me rappelle deux anciens poèmes chinois qui nous offrent un paysage d'hiver silencieux et enneigé:
Fleuve enneigé

Liu Zongyuan (773-819)
Mille montagnes
Aucune ombre d’oiseau
Dix mille sentiers
Pas une trace humaine
Sur une petite barque solitaire
Un seul manteau de paille de bambou
Un vieillard pêche à la ligne
Dans le froid sur le fleuve couvert de neige

   江雪
柳宗元
千山鳥飛絕
萬徑人蹤滅
孤舟蓑笠翁
  獨釣寒江雪    
Voici le parfait tableau de la nature gelée et silencieuse, dont le calme est propice à la méditation et à la réflexion !

Sur cette nature couverte de neige , aucune trace d'oiseau, aucune ombre d'être humain : quel beau paysage, quelle quiétude !

Pourtant ce fond pur et immobile est agité par un infime mouvement : une silhouette sous un manteau de paille de bambou est en train de pêcher. J'admire cette harmonie entre le statique et le mouvement.

En fait nos anciens poètes montrent une observation perspicace et aiguë de  l'immense nature apparemment gelée et immobile dans laquelle  ils décelèrent le moindre signe de vie de la terre. 

Voyons cet autre ancien poème:



早梅
齊  己
萬木凍欲折,孤根暖獨回。
前村深雪裏,昨夜一枝開。
風遞幽香去,禽窺素豔來。
明年如應律,先發映春台。

Le prunier précoce
Qi Ji *
Dix mille plantes se brisent sous le froid
Seule la racine du prunier se réveille à la moindre douceur
Elle est enfouie sous l’épaisse neige devant le village
La nuit dernière son unique branche était déjà en fleurs
Le vent emmène son parfum subtil
Les oiseaux regardent jalousement sa couleur blanche
Si l’année prochaine elle fleurissait encore à cette époque
La Tour d’observation du printemps serait
La première à être en fleurs



* Qi Ji (863 ?- 973 ?)  le plus grand ermite-poète de la Dynastie des Tang, se consacra à la méditation, au voyage et à la poésie. Il nous laissa de nombreux poèmes contemplatifs.

Les quatre premiers vers de ce poème, très connu des lettrés chinois, décrivent avec subtilité un léger mouvement sous l'épaisse neige. Bientôt les fleurs de prunier vont offrir une perspective splendide.
Le statique couvre le mouvement
Note : ces oeuvres figurent dans le manuel "Passion à l'encre" 

mercredi 18 janvier 2017

FEMMES POETES DE LA CHINE - UNE REEDITION "MIRACLE" !

Emportez le dans votre poche ! - Format 12 x 17 cm -

J’ai réalisé cette anthologie de la poésie féminine chinoise qui a été publiée à Paris en 2004. Deux ans plus tard, ce petit livre de 210 pages était déjà épuisé.  J’ai alors demandé aux Editions “le Temps des Cerises”, de le rééditer, mais n’ai reçu aucune réponse de l'éditeur. Aussi, je l’avais donc  presque oublié....
Miracle, fin décembre 2016,  une élève venue chez moi  a  sorti de son sac un petit paquet bien fermé.
 « Voilà une petite surprise” m’a-t-elle dit, affichant un air à la fois joyeux et mystérieux.
Curieux, j’ouvris rapidement le paquet.  Je n’en croyais pas  mes yeux : « Femmes poètes de la Chine »,  mon livre, réapparaissait. Cependant,   la calligraphie du mot chinois « ai » (Amour) sur la couverture  était plus grande que celle qui m’était  restée en mémoire. Comme je m'en étonnais,  l’élève m’annonça : « C’est une nouvelle édition, il a été réimprimé en 2015 ».

Comment était-il possible que l’éditeur ne m’ait rien dit de cette réédition datée  d’il y a deux ans? Je lui ai alors  adressé un mail . 
Il me répondit en s’excusant de cette négligence et  me posta 5 exemplaires par retour pour réparer cet oubli…

Il est vrai que chaque fois que  je publie un livre, j’éprouve une joie profonde - je considère mon livre comme “mon bébé”- bref,  je le chéris. Aussi, lorsque je  reçus les 5 exemplaires promis, la joie habituelle m’envahit tellement que j’oubliais tout le reste...
Depuis,  tous les soirs, dans ma solitude, je le  relis , partageant joie et tristesse, lyrisme et nostalgie, enthousiasme et détresse, espoir et déception avec ces anciennes poétesses talentueuses.

Ce recueil est  “une petite perle parmi tant d’autres”,  que l’on trouve dans les librairies. Cela me donne l’envie de faire encore quelques nouveaux livres (les sujets ne me manquent pas), mais hélas, cette envie est vite émoussée par le fait de la « négligence » de l’éditeur, car j’ai eu d’autres expériences plus ou moins douloureuses. 
Ces expériences,  hélas pas exceptionnelles,  à entendre d’autres personnes qui ont été éditées, expliquent parfaitement bien pourquoi mes deux derniers  volumes ont été réalisés à compte d’auteur ."

lundi 9 janvier 2017

"PASSION A L'ENCRE" : REPONSES A NOS AMIS DE CALLIGRAPHIE


Depuis le lancement de « Passion à L’encre » le 5 novembre 2016, notre livre a reçu un accueil chaleureux. Les réactions de nos lecteurs sont enthousiastes et encourageantes, souvent accompagnées de propositions et de questions de tout genre. Nous tenons à les remercier sincèrement. En même temps, nous voulons aussi profiter de ce blog pour essayer de vous apporter certaines réponses, voire  des éclaircissements.
Question (Q) : Après le lancement du 5 novembre 2016, est-ce qu’il y a d’autres manifestations prévues pour ce livre ?
Réponse (R) : Oui. Nous avons déjà eu une exposition de nos œuvres calligraphiques dans la galerie du Lotus à Rouen, pendant tout le mois de décembre 2016. Elisabeth Bourgeas et moi y avons passé l’après-midi du 17 décembre pour rencontrer nos visiteurs-lecteurs. L’accueil y a été très chaleureux et généreux.

L'exposition à la galerie du Lotus en décembre dernier.
Nous avons par ailleurs reçu quelques propositions intéressantes à propos d’expos ou de séances de dédicaces de notre livre. Par exemple, il se peut qu’une grande exposition SHI Bo-Elisabeth Bourgeas – Alain Penzès ait lieu à Rouen en 2017. La date est en discussion.
Si vous avez un projet ou une proposition en ce sens, n’hésitez pas à nous contacter.
Q : Est-ce qu’on peut trouver votre livre dans les librairies ?
R : Oui, mais actuellement on peut le trouver seulement à la librairie  Le Phénix à Paris. Pour les lecteurs de province, on peut l’acheter par correspondance.
Q : Est-ce qu’individuellement on peut vendre vos livres dans nos cercles d’amis ou dans des associations ?
R : Bien sûr que oui. D’ailleurs nous encourageons nos amis à nous aider à la distribution de ce beau livre autour d’eux. Nous les remercions d’avance pour leur enthousiasme.
Q : A propos des œuvres trouvées dans le livre, comment peut-on connaitre l’auteur de telle ou telle œuvre ?
R : Nous avions prévu ce problème, mais pour ne pas alourdir les pages, nous avons préféré ne pas signaler spécifiquement l’auteur de chaque œuvre.
Nous deux, auteurs du livre, avons fait chacun nos œuvres personnelles, mais nous avons aussi fait des œuvres communes. Par la signature et le sceau on peut les distinguer facilement. Par exemple, les œuvres des pages 68, 69, 70, 75, 84, 93, 98, 109, 124, 125, 127, 132, 134, sont des calligraphies communes, chacun de nous a fait une colonne, ces œuvres sont signées et authentifiées avec nos deux sceaux d’identité.
Pages 124 et 125 - les doubles signatures apposées sur les oeuvres.

Q : Est-ce qu’on peut acquérir vos œuvres originales qui ont été publiées dans le livre ?
R : Certainement oui. D’ailleurs, lors du lancement et de l’expo à la galerie du Lotus à Rouen, plusieurs rouleaux sont partis chez des collectionneurs privés. De plus, nous avons reçu des commandes spécifiques de calligraphies.
Ayant lu ce livre esthétique, un PDG chinois très ému a commandé à Elisabeth Bourgeas une œuvre portant deux mots chinois 
叄容 ( triple tolérance ). 
Désormais ce bel ouvrage calligraphique  est bien apprécié par cet acheteur. Il  l’a magnifiquement encadré est accroché dans son cabinet sur le mur faisant face à son bureau !

Q : Est-ce qu’on peut coopérer avec vous pour publier un livre commun ou bien pour organiser une exposition collective ?
R : Nous ne refuserons pas à priori ce genre d’aimables  propositions. D’ailleurs, après le lancement nous en avons déjà reçues pas mal. Tout le monde sait que, faire et publier un livre d’art demande un gros investissement de temps, d’énergie et d’argent. Nous sommes donc prudents. Mais nous voulons insister sur le fait que nous ne refuserons pas à priori cet enthousiasme venu de la part de nos amis de calligraphie.
Q : Vous, Madame Bourgeas et vous, M. Shi Bo, avez-vous un autre projet en vue ? Si oui, pouvez-vous nous dire quelques mots dessus ?
R : Comme nous venons de le dire, faire un livre d’art est un grand chantier qui exige beaucoup de temps et d’énergie. Pour l’instant, encore à l’émoi de la création artistique et aux délices du premier succès, nous n’avons pas encore le 2e projet en vue, voulant laisser notre esprit au calme, ce qui nous aidera à mieux mesurer le travail déjà accompli.
Quant à moi, personnellement, j’ai effectivement une idée : Elisabeth Bourgeas, dont le niveau de calligraphie est déjà bien apprécié en Chine par mes amis calligraphes, doit avoir son livre personnel, elle doit avoir sa place propre à elle dans les milieux calligraphiques en France. Mais elle est toujours  très modeste, elle n’y pense pas actuellement.
Et pour le  moment, nous nous concentrons sur l’après-création artistique qu’entraîne la publication de notre « Passion à L’encre » .
Merci beaucoup de toutes vos questions présentes et futures auxquelles nous serons toujours prêts à  répondre. Merci encore.
Bonne Année 2017 !